Dans un monde où la mobilité évolue à toute vitesse, une question taraude les professionnels de l’automobile : les jeunes achètent-ils vraiment moins de voitures ? Entre l’essor des services de location de voitures, l’urbanisation galopante et les préoccupations environnementales, les habitudes des millennials et de la Gen Z bousculent les codes traditionnels. Cet article décrypte les chiffres, les raisons et les perspectives pour éclairer ce phénomène.
Sommaire
Les chiffres qui interpellent : une baisse réelle des achats ?
Oui, les données confirment une tendance claire. Selon une étude de l’Observatoire du véhicule en France (2024), la part des acheteurs de moins de 35 ans chez les jeunes conducteurs a chuté de 25% en dix ans. Aux États-Unis, le Federal Highway Administration rapporte que le taux de possession de voitures chez les 20-30 ans est passé de 80% en 2000 à moins de 65% aujourd’hui. En Europe, l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) note une diminution de 15% des immatriculations par les jeunes entre 2015 et 2025.
Ces statistiques ne mentent pas : les jeunes achètent moins de voitures. Mais derrière les chiffres se cachent des explications nuancées, loin d’un simple désintérêt pour l’auto.
Pourquoi les jeunes snobent-ils l’achat de voiture ?

Plusieurs facteurs expliquent ce désamour pour la propriété automobile. D’abord, le coût exorbitant : un véhicule neuf coûte en moyenne 30 000 €, sans compter l’assurance auto (jusqu’à 1 500 €/an pour un jeune conducteur) et l’entretien. Avec un salaire médian des 25-34 ans autour de 2 000 € nets en France, l’équation est insoluble pour beaucoup.
Ensuite, l’urbanisation joue un rôle clé. 80% des jeunes vivent en ville, où les transports en commun, les vélos électriques et les trottinettes règnent. À Paris ou Lyon, posséder une voiture en ville signifie garer, stationner et circuler dans la congestion – un cauchemar.
Enfin, la culture du partage s’impose. Uber, BlaBlaCar ou Getaround offrent une flexibilité sans engagement. Pourquoi acheter quand on peut louer une voiture à l’heure pour 5 € ? Cliquez ici pour tout savoir sur ce sujet.
L’impact de la technologie et de l’écologie
La Gen Z, ultra-connectée, préfère les apps aux clés. Les voitures autonomes et les services comme Tesla Network promettent un futur sans propriété. Une enquête Deloitte (2025) révèle que 60% des jeunes de 18-24 ans privilégient la mobilité partagée à l’achat.
L’écologie pèse lourd aussi. Les jeunes sont sensibles au changement climatique : 70% refusent une voiture thermique polluante, selon un sondage Ipsos. L’essor des voitures électriques (VE) attire, mais leur prix freine – une Tesla Model 3 dépasse les 40 000 €. Résultat : les jeunes optent pour le covoiturage ou les transports verts.
Les constructeurs s’adaptent : vers une nouvelle ère ?
Face à cette vague, l’industrie automobile réagit. Renault et Peugeot lancent des abonnements comme Zoe Zen (location mensuelle à 300 € tout inclus). Volvo mise sur le car-sharing d’entreprise. En Chine, Didi domine avec des flottes électriques partagées.
Pourtant, un rebond se profile. Avec la baisse des prix des batteries VE (prévue à -30% d’ici 2027), les jeunes pourraient revenir à l’achat. Les voitures d’occasion hybrides cartonnent déjà chez les 25-35 ans, boostées par des aides comme le bonus écologique.
Perspectives : les jeunes achèteront-ils à nouveau des voitures ?
Non, les jeunes n’ont pas tourné le dos à la voiture pour toujours, mais la propriété traditionnelle décline. L’avenir ? Une mobilité hybride mêlant achat abordable (VE d’occase), abonnement et partage. Les constructeurs qui miseront sur l’accessibilité, l’éco-responsabilité et le numérique s’imposeront.
En résumé, les jeunes achètent moins de voitures par contrainte économique et choix sociétaux, mais l’innovation pourrait inverser la tendance. Et vous, prêt à franchir le cap d’une voiture électrique ?